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	<title>Syndicalistes !</title>
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	<description>Syndicalistes&#8239;! est un site d'&#233;change et de d&#233;bat sur les pratiques syndicales. &#192; terme, nous aimerions que cela devienne une plateforme pour faire du lien en chair et en os, organiser des rencontres, et pourquoi pas des formations.
Le lancement du site a eu lieu fin septembre 2023, mais vous pouvez toujours lire et signer l'appel pr&#233;sentant ce nouvel espace de r&#233;flexion, et nous envoyer vos contributions : bilan d'une lutte, compte-rendu d'un congr&#232;s, partage d'une pratique qui fonctionne, &#233;tat des lieux des r&#233;flexions syndicales sur un sujet, note de lecture, etc. Le format des contributions est assez libre : courte note de blog, article plus fouill&#233;, interview, etc.
L'&#233;quipe d'animation joue le r&#244;le de comit&#233; &#233;ditorial et est en charge de mettre les contributions re&#231;ues en ligne apr&#232;s un &#233;ventuel &#233;change avec les auteur&#183;ices en cas de n&#233;cessit&#233; (mots-cl&#233;s et/ou titre manquant, signature, passages de l'article qui posent probl&#232;me, etc.).</description>
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		<title>Syndicalistes !</title>
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		<title>Comit&#233; d'entreprise contre syndicat</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Dufour</dc:creator>


		<dc:subject>Dialogue social</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les instances repr&#233;sentatives du personnel ont remplac&#233; les syndicats. C'est la th&#232;se d'un article pr&#233;monitoire publi&#233; par le sociologue Christian Dufour en 1990. Il montre comment les instances repr&#233;sentatives du personnel tendent &#224; remplacer la section syndicale. Cons&#233;quence : les syndicalistes en entreprise sont d'abord des &#233;lu&#8901;es, qui sont d'abord dans une logique &#233;lectoraliste vis-&#224;-vis des salari&#233;&#8901;es. La section syndicale, qui, elle, repr&#233;sente le syndicat ext&#233;rieur (CGT, Sud, CFDT&#8230;) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://static.syndicalistes.org/+-dialogue-social-+" rel="tag"&gt;Dialogue social&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://static.syndicalistes.org/local/cache-vignettes/L150xH81/cheque-cse-michelin-0e867.webp?1762625743' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;Remise de ch&#232;que par le CE de Michelin&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les instances repr&#233;sentatives du personnel ont remplac&#233; les syndicats. C'est la th&#232;se d'un article pr&#233;monitoire publi&#233; par le sociologue Christian Dufour en 1990&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Comit&#233;s d'entreprise contre syndicat &#187;, CFDT Aujourd'hui n&#176; 98, octobre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il montre comment les instances repr&#233;sentatives du personnel tendent &#224; remplacer la section syndicale. Cons&#233;quence : les syndicalistes en entreprise sont d'abord des &#233;lu&#8901;es, qui sont d'abord dans une logique &#233;lectoraliste vis-&#224;-vis des salari&#233;&#8901;es. La section syndicale, qui, elle, repr&#233;sente le syndicat ext&#233;rieur (CGT, Sud, CFDT&#8230;) dans l'entreprise, se trouve ainsi r&#233;duite &#224; un r&#244;le tr&#232;s secondaire : les &#233;quipes syndicales restent cantonn&#233;es &#224; l'entreprise et n'ont que peu de lien avec leur organisation syndicale plus large. La logique de rapport de force (qui permet de n&#233;gocier et obtenir des am&#233;liorations avec l'employeur) se trouve remplac&#233;e par une logique d'&#171; information &#187; : on relaie aux salari&#233;&#8901;es les informations obtenues en Comit&#233; d'Entreprise, mais sans trop d'espoir d'avoir une prise dessus. Ce qui est alors port&#233; dans l'entreprise n'est plus le fruit de ce qui a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; d&#233;mocratiquement dans le syndicat, mais plut&#244;t ce qui va permettre d'&#234;tre r&#233;&#233;lu&#8901;e aux prochaines &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la publication de l'article, et comme pr&#233;dit par celui-ci, les diff&#233;rentes instances ont &#233;t&#233; rapproch&#233;es puis fusionn&#233;es en 2017 (le CSE &#8211; Comit&#233; social et &#233;conomique &#8211; actuel est la fusion des D&#233;l&#233;gu&#233;&#8901;e du personnel, du CE &#8211; Comit&#233; d'entreprise &#8211; et du CHSCT &#8211; Comit&#233; hygi&#232;ne, s&#233;curit&#233; et conditions de travail)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir aussi l'analyse plus r&#233;cente et plus d&#233;velopp&#233;e &#8211; et tout aussi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette dynamique ne fait que s'approfondir depuis les ann&#233;es 1990 : les sections syndicales sont de plus en plus repli&#233;es sur un noyau d'&#233;lu&#8901;es, avec peu d'existence propre en tant que syndicat, quelle que soit l'&#233;tiquette. L'article sugg&#232;re toutefois une piste pour sortir de cette spirale du repli sur l'entreprise : avoir des espaces o&#249; les salari&#233;&#8901;es puissent discuter de &#171; leurs objectifs et de leurs revendications globales &#187;. Il s'agit donc de (re)cr&#233;er des lieux de r&#233;union, de d&#233;bats o&#249; ce que les &#233;lu&#8901;es vont n&#233;gocier soit discut&#233; au-del&#224; de chaque entreprise, en mettant autour de la table les &#233;quipes syndicales de plusieurs entreprises&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir les pistes esquiss&#233;es dans l'article &#171; Faire conf&#233;d&#233;ration dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est par un raccourci volontairement provocateur que Christian Dufour lance le d&#233;bat : &#171; La cohabitation des repr&#233;sentations &#233;lectives et syndicales dans l'entreprise est-elle &#224; mettre directement en lien avec la diminution des adh&#233;rent&#8901;es ? &#187; On le verra au cours de cet article, la question touche de plein fouet la viabilit&#233; des structures syndicales ext&#233;rieures &#224; l'entreprise.&#171; &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Repr&#233;sentation &#233;lue ou repr&#233;sentation syndicale ? Ce d&#233;bat presque aussi vieux que le syndicalisme ne cesse &#224; chaque &#233;poque de l'histoire des relations professionnelles de prendre de nouvelles formes, d'&#234;tre l'enjeu de nouveaux d&#233;bats. Il n'est pas question ici de tenter une r&#233;trospective, pratique ou th&#233;orique, sur un sujet qui met en jeu la d&#233;mocratie syndicale, la conception de la repr&#233;sentativit&#233;, ou &#171; tout simplement &#187; l'organisation interne des structures syndicales. Il s'agit de poser quelques questions permettant de r&#233;fl&#233;chir aux hypoth&#232;ses d'avenir. Elles partent de constats op&#233;r&#233;s &#224; travers la fr&#233;quentation &#8211; depuis une dizaine d'ann&#233;es et &#224; divers titres &#8211; des structures de repr&#233;sentation dans les entreprises fran&#231;aises. Elles s'appuient aussi sur un d&#233;but de travail de recherche comparatif entre ces structures de repr&#233;sentation dans quelques pays &#233;trangers, tout particuli&#232;rement la RFA (R&#233;publique f&#233;d&#233;rale d'Allemagne). Cette approche ne se veut rien d'autre qu'une contribution au d&#233;bat sur l'adaptation du syndicalisme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Si l'article ne fait pas r&#233;f&#233;rence aux lois Auroux, on n'en ignore pas pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour provoquer la r&#233;flexion on pourrait r&#233;sumer la question pos&#233;e de la fa&#231;on suivante : la cohabitation des repr&#233;sentations &#233;lectives et syndicales dans l'entreprise est-elle &#224; mettre directement en relation avec la diminution des adh&#233;rents ? On voudrait faire ici l'hypoth&#232;se que les difficult&#233;s du syndicalisme dans les entreprises tiennent beaucoup &#224; des facteurs institutionnels et &#224; des enjeux strat&#233;giques autour de ces institutions. Plus pr&#233;cis&#233;ment, on voudrait soumettre au d&#233;bat l'id&#233;e que l'&#233;volution des r&#244;les r&#233;ciproques des instances de repr&#233;sentation est un &#233;l&#233;ment d&#233;cisif dans le devenir du syndicalisme fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des structures confuses pour un syndicalisme transparent ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me fran&#231;ais de repr&#233;sentation salariale dans les entreprises (priv&#233;es et de taille moyenne ou grande) se pr&#233;sente comme une sorte d'empilement de structures qui se chevauchent, se c&#244;toient et se concurrencent, m&#234;me si th&#233;oriquement les r&#244;les des unes et des autres sont bien d&#233;finis. La d&#233;l&#233;gation du personnel, le comit&#233; d'entreprise et ses commissions, et la repr&#233;sentation syndicale, du point de vue formel, devraient parvenir &#224; une cohabitation harmonieuse. Le l&#233;gislateur, plus juriste que syndicaliste ou sociologue, s'est pr&#233;occup&#233; d'&#233;viter les empi&#233;tements de comp&#233;tence. Il semble bien que dans la r&#233;alit&#233; il n'en aille pas ainsi. L'inconscient des structures, ici le fait que les syst&#232;mes de repr&#233;sentation aient bien &#233;t&#233; con&#231;us pour se faire pi&#232;ce les uns aux autres, finit toujours par ressortir. Et derri&#232;re la r&#233;partition des r&#244;les des instances les unes par rapport aux autres se manifestent des questions plus fondamentales sur le type de syndicalisme qu'elles incitent &#224; mener de fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut constater d'abord que la pr&#233;cipitation des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales favorise dans l'entreprise le rapport de client&#232;le (entendu au sens non p&#233;joratif) plut&#244;t que la participation active des salari&#233;s. La concurrence fait d'ailleurs partie de cette relation client&#233;laire : concurrence entre organisations syndicales, la plus &#233;vidente, et concurrence entre les structures elles-m&#234;mes. Plus les institutions deviennent anciennes, et moins il est certain que la majorit&#233; des salari&#233;s fasse la distinction entre les diff&#233;rentes formes de repr&#233;sentation. Sous le terme de &#171; syndicat &#187; on comprend g&#233;n&#233;ralement aussi bien les instances de repr&#233;sentation &#233;lues que les instances syndicales au sens propre. Donc, &#224; partir du moment o&#249; l'on dispose d'un comit&#233; d'entreprise et de d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, on se demande &#224; quoi peut bien servir une section, sinon &#224; alimenter des listes &#233;lectorales&#8230; et la division des salari&#233;s par contrecoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les r&#244;les des institutions les confusions sont aussi faciles. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel et les comit&#233;s d'entreprise ne sont pas destin&#233;s &#224; remplir des t&#226;ches identiques, certes. Mais les &#233;lecteurs sont les m&#234;mes, et les candidats souvent aussi. La division du travail de repr&#233;sentation a-t-elle une justification technique tellement forte, aux yeux des salari&#233;s en tout cas, qu'elle n&#233;cessite des l&#233;gitimations diversifi&#233;es par des &#233;lections r&#233;p&#233;t&#233;es et rapproch&#233;es ? Dans ce rapport concurrentiel de &#171; client&#232;le &#187;, le comit&#233; d'entreprise b&#233;n&#233;ficie d'avantages non n&#233;gligeables qui lui permettent d'acqu&#233;rir &#233;ventuellement un r&#244;le pr&#233;&#233;minent. Les moyens dont il dispose pour d&#233;velopper des formes de &#171; socialisation &#187; du personnel (activit&#233;s sociales et culturelles, prestations et aides diverses), le r&#244;le qui lui est attribu&#233; dans la collecte et la discussion de l'information sur la vie de l'entreprise, la r&#233;gularit&#233; m&#234;me de son fonctionnement en font un lieu &#224; fort potentiel dans la vie de l'entreprise. Il faut souligner ce terme de potentiel, parce qu'il signifie qu'il n y a pas d'automaticit&#233; entre les moyens disponibles et les moyens mis en &#339;uvre. Beaucoup de CE en sont encore &#224; se battre pour obtenir un minimum de moyens financiers pour les activit&#233;s sociales et culturelles. Mais l'&#233;cart de moyens entre CE ne constitue pas une nouveaut&#233;. Par contre, le renforcement du r&#244;le des CE, en tout cas de certains CE, est aujourd'hui une &#233;vidence de la vie syndicale. Ce renforcement dans un contexte d'affaiblissement du syndicalisme &#171; repr&#233;sentatif &#187; n'est pas que le fruit du hasard. Il est porteur de modifications substantielles dans la vie syndicale et de contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; L'&#233;volution des enjeux autour des institutions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, les employeurs ont soigneusement &#233;vit&#233; que les CE n'exercent la totalit&#233; des r&#244;les qu'ils pouvaient tenir. C'est l'&#233;poque pendant laquelle les organisations syndicales tentaient d'obtenir leur reconnaissance dans l'entreprise : jusqu'en 1968. Il y avait alors souvent simultan&#233;it&#233; entre la constitution d'un CE ou l'&#233;lection de d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, et l'apparition du syndicat dans l'entreprise (ceci est toujours vrai dans nombre de situations). Avec l'obtention de la reconnaissance du syndicalisme dans l'entreprise le paysage institutionnel se modifie, m&#234;me s'il faut de longues ann&#233;es pour que les d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux s'implantent largement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, la mobilisation d'apr&#232;s 1968 conduit &#224; une augmentation tr&#232;s rapide du nombre de CE, alors que leur effectif v&#233;g&#233;tait depuis la phase de cr&#233;ation. Ils &#233;taient d'ailleurs encore souvent l'objet d'un grand d&#233;sint&#233;r&#234;t. C'est ainsi qu'au minist&#232;re du Travail, on ne d&#233;comptait pas les r&#233;sultats &#233;lectoraux des CE jusqu'en 1964. Dans les organisations syndicales, le CE &#233;tait souvent assimil&#233; aux &#171; &#339;uvres sociales &#187; qu'il dispensait, et consid&#233;r&#233; comme un mal n&#233;cessaire avec lequel il fallait &#233;viter de perdre trop d'un temps militant, pr&#233;cieux et rare. La p&#233;riode de forte conflictualit&#233; qui marque le d&#233;but des ann&#233;es 1970, le plein emploi et les augmentations de salaires qui l'accompagnent laissent aux comit&#233;s une place restreinte. Ils servent beaucoup, dans la strat&#233;gie syndicale, &#224; doter les militants d'une protection partielle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les CE : lieux des d&#233;bats strat&#233;giques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle p&#233;riode s'ouvre pour eux avec la crise &#233;conomique au milieu des ann&#233;es 1970. Tout particuli&#232;rement les droits d'information &#233;conomique vont devenir l'un des enjeux essentiels de la vie syndicale alors que, jusqu'&#224; cette &#233;poque, ils &#233;taient tr&#232;s largement sous-utilis&#233;s. Les licenciements, les restructurations, etc. transforment les CE en lieux de d&#233;bats strat&#233;giques, m&#234;me si c'est pour constater la pauvret&#233; ou le retard de l'information fournie. Ce qui est important, c'est que dans cette enceinte, les discussions sur l'avenir vont tendre &#224; se localiser et &#224; se d&#233;velopper. Les t&#226;ches de conqu&#234;te de l'information &#233;conomique deviennent primordiales parce qu'elles conditionnent directement l'action syndicale de plus en plus centr&#233;e sur l'emploi et sa pr&#233;servation. Dans une phase o&#249; les n&#233;gociations &#171; positives &#187; pour les salari&#233;s vont se rar&#233;fier, o&#249; les d&#233;bats vont souvent concerner des th&#232;mes peu susceptibles d'aboutir &#224; des accords formalis&#233;s (licenciements, remodelages organisationnels, etc.), les fonctions attribu&#233;es aux d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux vont tendre au contraire &#224; se r&#233;duire &#224; leur plus simple expression. Dans nombre de bilans sociaux o&#249; figurent des informations relatives aux r&#233;unions des repr&#233;sentants &#233;lus ou d&#233;sign&#233;s on peut mesurer l'&#233;cart entre la fr&#233;quence des r&#233;unions de CE et celles de d&#233;l&#233;gu&#233; syndical ou m&#234;me de d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel. C'est aussi le moment o&#249; les probl&#232;mes internes aux entreprises vont l'emporter sur les enjeux externes, et o&#249; les fonctions d'information vont gagner en importance, parfois faute de capacit&#233; de r&#233;action aux initiatives patronales. La conqu&#234;te de l'information &#233;conomique sert parfois de cache-mis&#232;re &#224; l'&#233;chec des mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pourrait n'y avoir dans tout cela qu'un simple changement de &#171; moyen ou de terrain de lutte &#187; ne modifiant pas les responsabilit&#233;s des uns ou des autres. Apr&#232;s tout, les m&#234;mes personnes si&#232;gent tr&#232;s souvent dans les diverses instances. On sait que ce sont les entreprises les plus syndicalis&#233;es qui font le plus appel aux r&#244;les &#233;conomiques et informatifs des CE. On pourrait aussi penser qu'il ne s'agit que d'une phase transitoire. Mais dans les jeux institutionnels de ce type le changement de terrain indique souvent aussi un changement dans la hi&#233;rarchie des fonctions institutionnelles. Si ce sont bien les m&#234;mes personnes qui sont appel&#233;es &#224; si&#233;ger ici ou l&#224;, elles si&#232;gent pour exercer des r&#244;les diff&#233;rents, et ces r&#244;les sont endoss&#233;s de fait, m&#234;me si les salari&#233;s qui les tiennent ont simplement l'impression de compenser par leur pr&#233;sence multiple les carences d'un syst&#232;me qui scinde le lieu d'information du lieu de d&#233;cision. Avec le temps et les changements de responsables, les pratiques anciennes disparaissent des m&#233;moires, et les nouveaux sont form&#233;s &#224; travers des sch&#233;mas op&#233;ratoires qui n'incluent pas les priorit&#233;s sur lesquelles les anciens s'&#233;taient socialis&#233;s dans le syndicalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affirmation de principe de la pr&#233;&#233;minence d'une instance sur l'autre (la section par rapport au CE par exemple) ne suffit pas &#224; forcer les logiques institutionnelles. &#192; la longue, ce sont toujours les plus &#171; utiles &#187; qui l'emportent. Il n'y a aucune institution qui soit, par nature, plus strat&#233;gique qu'une autre. Ce sont les circonstances et les strat&#233;gies de l'un ou l'autre des acteurs, pour peu qu'ils en aient une, qui vont en d&#233;cider, en vivifiant ou en d&#233;vitalisant telle ou telle instance. Car en choisissant l'un ou l'autre lieu, on s&#233;lectionne son interlocuteur, on le fa&#231;onne partiellement. Il n'est pas indiff&#233;rent pour un employeur de discuter de salaires avec des repr&#233;sentants syndicaux ou avec des &#233;lus du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus concr&#232;tement, il n'est pas indiff&#233;rent au poids relatif des diff&#233;rentes structures que des discussions fr&#233;quentes s'instaurent lors de la remise d'informations au CE. Le processus d'information du CE le valorise, et peut conduire &#224; rendre relativement vides les processus de n&#233;gociation formelle. De la m&#234;me fa&#231;on qu'on a pu parler de &#171; gr&#232;ve froide &#187; pour d&#233;signer certaines formes larv&#233;es de conflits, on peut parler de &#171; n&#233;gociation froide &#187;, o&#249; il n'est pas n&#233;cessaire de conclure en bonne et due forme pour aboutir &#224; une d&#233;cision qui n'a pas besoin de s'afficher explicitement comme telle. Cela peut &#234;tre utile, m&#234;me si ce n'est pas reconnu explicitement comme tel, lorsque les salari&#233;s sont peu pr&#234;ts &#224; suivre les consignes syndicales, lorsque les principes syndicaux heurtent les int&#233;r&#234;ts de certains salari&#233;s (pr&#233;retraites, licenciements n&#233;goci&#233;s&#8230;) ou lorsque le nombre ou la qualit&#233; des victimes de certaines mesures ne suffit pas &#224; assurer une large r&#233;probation (d&#233;veloppement de la sous-traitance, int&#233;rim&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces probl&#232;mes sont parfois per&#231;us comme de simples questions de circulation de l'information entre &#233;lus d'une part et avec les non-&#233;lus membres d'une section syndicale d'autre part. Il s'agit de bien plus que cela. Outre les probl&#232;mes de choix entre institutions que nous &#233;voquions plus haut, les modifications actuellement perceptibles s'appuient aussi sur des changements politiques et sociologiques &#224; l'int&#233;rieur des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux logiques en comp&#233;tition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s que le droit syndicat eut &#233;t&#233; acquis, certains employeurs ont modifi&#233; petit &#224; petit leur strat&#233;gie &#224; l'&#233;gard des instances de repr&#233;sentation &#233;lues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'en faire des lieux d'affrontement permanents, ils ont tent&#233; d'en faire des lieux de confrontation organis&#233;e. Ils se sont appuy&#233;s plus ou moins consciemment sur la division du travail d&#233;sormais structurellement inscrite entre la repr&#233;sentation syndicale et la repr&#233;sentation &#233;lue. Ils ont &#233;t&#233; aid&#233;s pour cela par la longue p&#233;riode de tr&#232;s faible conflictualit&#233; qui a d&#233;but&#233; avec la mont&#233;e du ch&#244;mage et qui a r&#233;duit le r&#244;le des structures syndicales dans l'organisation &#171; offensive &#187; des salari&#233;s. Mais souvent ce changement de strat&#233;gie va aussi de pair avec des modifications dans la composition sociologique du personnel (diminution du nombre d'ouvriers au profit des cols blancs) ayant des cons&#233;quences sur les &#233;quilibres &#233;lectoraux dans les instances repr&#233;sentatives &#233;lues et sur un renforcement de la concurrence syndicale. Il devient de plus en plus rare pour une seule organisation d'obtenir la majorit&#233; &#224; elle seule (quelle qu'elle soit).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette strat&#233;gie patronale est payante. On observe d'une part (m&#234;me s'il faudrait proc&#233;der &#224; des investigations plus rigoureuses que celles dont nous disposons pour &#234;tre tr&#232;s affirmatif sur ce sujet), qu'il tend &#224; s'op&#233;rer &#224; la longue un rapprochement entre telle cat&#233;gorie de salari&#233;s et telle organisation syndicale. Par le biais &#233;lectoral, et par le jeu des coll&#232;ges tout particuli&#232;rement les organisations deviennent de plus en plus prisonni&#232;res des fluctuations de leur &#171; client&#232;le &#187;, qui sait remarquablement sanctionner les &#233;carts de conduite des &#233;lus, &#224; travers les multiples scrutins offerts. Cela conduit &#224; un renforcement de la division syndicale. La sp&#233;cialisation technique entre &#233;tablissements dans le cas du CCE (Comit&#233; central d'entreprise), mais parfois aussi une simple logique d'opposition au syndicat majoritaire de la part de cat&#233;gories qui s'y trouvent faiblement repr&#233;sent&#233;es et qui refusent de s'identifier au groupe dominant servent de terreau &#224; cette division. D'autre part, les discussions en CE, face &#224; l'employeur, tendent alors &#224; devenir le moment privil&#233;gi&#233; de la confrontation/n&#233;gociation entre les repr&#233;sentants de cat&#233;gories/syndicats diff&#233;rents. Les alliances vont se faire et se d&#233;faire au fil des besoins. Celles conclues lors des moments cl&#233;s &#8211; telles la d&#233;signation au poste de secr&#233;taires et autres responsabilit&#233;s &#8211; ne se perp&#233;tuant pas toujours sans mal. Souvent, cependant, le CE devient un lieu qui peut se targuer d'obtenir des convergences syndicales tout &#224; fait impossibles &#224; imaginer &#224; l'ext&#233;rieur de cette structure entre les m&#234;mes organisations. On peut dans de cas se demander si les &#233;lus de telle entreprise seraient parvenus, en intersyndicale, &#224; l'accord trouv&#233; en CE. La division syndicale dans un CE, parce qu'elle repose partiellement sur des bases sociologiques et sur des enjeux &#233;lectoraux, ne r&#233;pond pas &#224; la m&#234;me logique que la division syndicale &#224; l'ext&#233;rieur de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fonction de n&#233;gociation intersyndicale non explicite que joue le CE pourrait avoir un r&#244;le globalement tr&#232;s positif si elle ne comportait pas un risque majeur : celui de tendre &#224; ne retenir que les int&#233;r&#234;ts et les questions internes &#224; l'entreprise, au d&#233;triment de toute autre consid&#233;ration. Les crit&#232;res d'&#233;valuation des mesures accept&#233;es ou propos&#233;es se font imm&#233;diatement &#224; l'aune des int&#233;r&#234;ts propres &#224; l'entreprise. Mais la l&#233;gitimit&#233; syndicale demeurant assur&#233;e pour les &#233;lus, il y a de plus en plus identification non critique entre les d&#233;cisions prises en CE et les positions syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution des pratiques est d'autant plus difficile &#224; percevoir que l'activit&#233; men&#233;e en CE peut se d&#233;rouler sur un mode combatif, concret et argument&#233; sur des consid&#233;rations locales bien r&#233;elles. On peut se demander cependant si l'identit&#233; syndicale &#8211; quelle que soit au demeurant l'&#233;tiquette conf&#233;d&#233;rale qui lui est accol&#233;e &#8211; n'est pas en train de dispara&#238;tre, au profit de l'identit&#233; &#233;lective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, peu importe qu'un chat soit noir o&#249; gris s'il attrape les souris et que ce soit l'&#233;lu du CE ou le d&#233;l&#233;gu&#233; syndical qui assure les t&#226;ches de n&#233;gociation r&#233;elles. Mais ce n'est pas impun&#233;ment que l'on privil&#233;gie telle ou telle fonction : &#224; terme, dans le processus de s&#233;lection des interlocuteurs, ce sont les structures et les acteurs qui exercent une fonction de fait qui seront retenus, et non des sch&#233;mas th&#233;oriques de responsabilit&#233;. Ult&#233;rieurement, la loi finira bien par sanctionner les pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cumuls de mandat peuvent momentan&#233;ment cacher qu'il y a des glissements de responsabilit&#233;s entre instances. Derri&#232;re ces glissements, il y a aussi des &#233;volutions de &#171; cercles de r&#233;f&#233;rence &#187;. L'&#233;lu au CE n'a pas le m&#234;me cercle de r&#233;f&#233;rence, pas la m&#234;me l&#233;gitimit&#233; &#224; respecter que le d&#233;l&#233;gu&#233; syndical. Celle de ce dernier ne peut reposer &#233;ternellement sur la seule affirmation d'un r&#244;le reconnu dans les textes, mais qu'il n'exerce pas r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel type de repr&#233;sentation pour quelle strat&#233;gie ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re le choix d'une &#171; institution &#187; ou d'une autre pour traiter des questions importantes dans la vie syndicale, il y a un choix &#8211; &#233;lucid&#233; ou non &#8211; de strat&#233;gie et de mod&#232;le de syndicalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce choix est partiellement celui des organisations syndicales (ou des &#233;lus cens&#233;s les repr&#233;senter), en fonction de leurs orientations particuli&#232;res. Il est aussi souvent celui des employeurs qui peuvent d&#233;cider, aid&#233;s par la division syndicale mais aussi par la complexit&#233; du syst&#232;me de repr&#233;sentation, avec qui ils pr&#233;f&#232;rent discuter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, l'existence des CE et la richesse de leurs champs potentiels favorisent la strat&#233;gie patronale de n&#233;gociation dans l'entreprise. Il n'est pas certain que ce choix strat&#233;gique se justifie d'abord par une priorit&#233; accord&#233;e &#224; l'un des &#171; niveaux &#187; possibles de la n&#233;gociation. On peut aussi faire l'hypoth&#232;se que les employeurs choisissent un type possible de repr&#233;sentation salariale plut&#244;t qu'un autre. M&#234;me si finalement c'est le couplage entre type et niveau de repr&#233;sentation qui va permettre de s&#233;lectionner la configuration d'un syst&#232;me de n&#233;gociation. Les niveaux de n&#233;gociation &#8211; l'entreprise, la branche, la r&#233;gion, le national interprofessionnel&#8230; &#8211; sont d'abord des lieux de reconnaissance mutuels des interlocuteurs sociaux. Ils s'imposent plus pour des raisons d'ordre &#171; politique &#187; que pour des raisons d'ordre technique, m&#234;me si ces derni&#232;res interviennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'affaire des employeurs de d&#233;cider si cette strat&#233;gie donnant la priorit&#233; &#224; l'entreprise est adapt&#233;e ou non &#224; leurs objectifs. On peut penser que cela comporte &#224; long terme pour eux de forts inconv&#233;nients et que l'on s'interdit ainsi de mener une politique coh&#233;rente de gestion de la main-d'&#339;uvre d'un pays. Mais la faiblesse de leurs propres structures organisationnelles est aussi le signe de l'immaturit&#233; de leurs positions sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un syndicalisme d'entreprise ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne le syndicalisme de salari&#233;s, on peut tout simplement se demander comment il est possible, &#224; long terme, de faire vivre des structures syndicales externes aux entreprises, &#224; quelque niveau que ce soit, si les fonctions syndicales ne sont pas revaloris&#233;es &#224; l'int&#233;rieur, mais aussi, surtout, &#224; l'ext&#233;rieur des entreprises. Le repli sur l'entreprise conduit en effet tout droit &#224; la disparition d'une fonction essentielle justifiant le syndicalisme, celle de la n&#233;gociation entre salari&#233;s de leurs objectifs et de leurs revendications globales. Cette t&#226;che peut aussi &#234;tre remplie par d'autres que par les organisations syndicales : partis, &#201;tat. On entre alors dans une hypoth&#232;se o&#249; le syndicalisme devient de moins en moins conf&#233;d&#233;r&#233; ou f&#233;d&#233;r&#233; et de plus en plus particularis&#233; aux entreprises o&#249; il s'implante sans les d&#233;border. Cette hypoth&#232;se peut prendre des formes tr&#232;s variables, suivant le type d'entreprises de chaque secteur (petites et dispers&#233;es ou grandes et concentr&#233;es), suivant les r&#233;alit&#233;s et les traditions locales, suivant les termes de la concurrence syndicale. Mais, dans tous les cas, elle passe par un affaiblissement de ces niveaux de discussions internes au syndicalisme que sont les f&#233;d&#233;rations ou les structures interprofessionnelles. Elle se traduit au contraire par un renforcement des moyens directement disponibles pour les &#233;lus d'entreprise, que ces moyens restent internes &#224; l'entreprise (moyens d'information, documentation, permanents) ou communautaris&#233;s entre CE clients (associations ou cabinets d'experts sp&#233;cialis&#233;s&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hypoth&#232;se ? Mais les derniers r&#233;sultats des &#233;lections aux CE n'indiquent-ils pas que pour la premi&#232;re fois depuis leur cr&#233;ation ces institutions ont donn&#233; plus de voix aux candidats non syndiqu&#233;s qu'&#224; ceux regroup&#233;s dans la plus importante des conf&#233;d&#233;rations ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Comit&#233;s d'entreprise contre syndicat &#187;, &lt;i&gt;CFDT Aujourd'hui&lt;/i&gt; n&#176; 98, octobre 1990, p. 109-117.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir aussi l'analyse plus r&#233;cente et plus d&#233;velopp&#233;e &#8211; et tout aussi &#233;clairante &#8211; r&#233;alis&#233;e avec Adelheid Hege, &#171; Comit&#233;s d'entreprise et syndicats, quelles relations ? &#187;, &lt;i&gt;La Revue de l'Ires&lt;/i&gt;, n&lt;sup&gt;o&lt;/sup&gt; 59, vol. 4, p. 3-40, 2008, &lt;a href=&#034;https://shs.cairn.info/revue-de-l-ires-2008-4-page-3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir les pistes esquiss&#233;es dans l'article &#171; Faire conf&#233;d&#233;ration dans les territoires &#187;, &lt;a href='https://static.syndicalistes.org/faire-confederation-dans-les-territoires' class=&#034;spip_in&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Si l'article ne fait pas r&#233;f&#233;rence aux lois Auroux, on n'en ignore pas pour autant l'existence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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